14.03.2010
Pardon du Père

17:49 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fils prodigue, rembrandt, pardon
05.03.2010
Moi, brebis égarée
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Je suis brebis qui sans cesse s'égare, mais que le berger cherche et sans cesse reprend sur ses épaules, car il l'aime et ne voudrait pas qu'elle se perde.
Entre ce berger et moi il y a un lien d'amour bien que je ne fasse pas troupeau.
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Sans le vouloir vraiment mais quand même,
pour vivre pleinement,
je m'abreuve sans cesse à la fontaine du pardon.
Oui, chercher le pardon, je le fais avidement - là, je goûte le plus fort l'amour -
et ce pardon, de celui, de celle qui m'aime, je le reçois avec une joie sans fin et toujours renouvelée.
Moi l'égaré, j'aime non l'égarement, mais la vie, l'amour.
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Pourquoi sommes-nous si rares à vivre la respiration du pardon?
Qu'est-ce qui dans ce monde nous en distrait?
Qu'est-ce qui fait que cette respiration du pardon demandé et accordé est étouffée,
que le pardon ne se recherche pas tant et tant?
J'aime mieux être pardonné qu'avoir raison,
J'aime mieux être pardonné que posséder tous les royaumes.
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07:51 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brebis égarée, berger
27.02.2010
Jeûner tendrement
Quand vous jeûnez, parfumez-vous la tête, mettez vos plus beaux vêtements, souriez!
Telle est mon ambition.
Deux objectifs:
- le premier, reconnaître qu'en ouvrant un vide en moi, j'accueille mieux mon prochain.
- le second, purifier un peu mon être, cesser de me gâver pour me rassurer de mon existence.
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C'est tout à fait contre l'air du temps, le jeûne, il faut aussi pour ce motif plus terrible le faire en cachette.
Et pourtant, jeûner, c'est résister à l'absurde du monde donné sans nuance. Jeûner, c'est se rendre compte qu'à l'intérieur de soi-même, il y a tant de choses à faire, tant de bonté à découvrir et à déployer.
Être bon ne rend pas riche en argent. Être bon rend riche à l'intérieur de soi et solide à l'extérieur de soi, dans la vie je veux dire.
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Deuxième dimanche de carême: la Transfiguration. Profitons de cette lumière sur la terre pour apercevoir, l'instant de son éclair, la bonté divine qui habite ce monde à nos côtés, et qui prime si nous le voulons sur le mal absurde qui nous cottoie tout autant, qu'il soit le fait de la nature ou de nous-mêmes.
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19:04 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeûne, douceur, tendresse
20.02.2010
Job socratique
Ω
Job est aussi intransigeant que Socrate. Il préfère se disputer avec
ses amis et les contredire méchament que céder à leurs arguments qui font injure à la vérité qu'il sent près de lui, celle de la souffrance infinie et injustifiée, injustifiable, révoltante. Job blasphème, ce que ne fait pas Socrate.
Socrate ne se révolte pas, il tente sagement (ses contempteurs diront "perversement") de convaincre les forces vives d'Athènes d'opérer un changement intérieur, de s'investir tout entier dans la quête de la vérité, dans l'amour de la vérité.
Nous ne connaissons de Job que sa révolte. Socrate n'est pas un homme révolté, c'est un homme décidé, opiniâtre, intransigeant.
Socrate dira "Mon meilleur témoin, c'est ma pauvreté" (Apologie, 31 a-c). Job aurait dit la même chose, au temps de sa révolte. Christ dit la même chose, tous les jours de sa vie.
Socrate meurt pour ses convictions. Il refuse de fuir Athènes, il se soumet à la condamnation du peuple contre lui, même s'il clame son innocence.
Job ne meurt pas. Il a fait l'expérience personnelle de Dieu. Il l'avait jusqu'alors entendu "par ouï-dire". Restauré dans sa richesse, la pauvreté est effacée de sa vie, ne reste plus que comme souvenir. Paradoxe d'une grâce terrestre (chère aux protestants) ou nécessité de la fable jobbienne?
Ω
07:42 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : job, socrate, hellénisme juif
19.02.2010
Quitter Clerlande
07:47 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : monastère, retraite, prière
18.02.2010
Job, le retournement
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"J'ai parlé sans intelligence des merveilles qui me dépassent et que j'ignore. Écoute, laisse-moi parler: je vais t'interroger et tu m'instruiras. Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant, mes yeux t'ont vu."
Jb 42, 1-6
"Cela dure des semaines, des mois,... avant que Job soit capable de reconnaitre Dieu et de soutenir enfin son regard d'amour. ... Ce regard n'approuve ni ne condamne. Il laisse à Job toute sa liberté. Ce regard est seulement un regard d'amour, et d'amour infini. ...
Dieu n'est pas à mesure humaine. Il ne répond pas aux désirs des hommes, ni à ses craintes. ...
Seul le désespoir pouvait apprendre à Job quelque chose sur Dieu. ...
Le vrai Dieu vient briser quelque chose en nous... Dieu vient briser nos idoles... Dans chaque blasphème se cache la vraie figure de Dieu, même si elle est présentée à l'envers...
comme Sartre, comme Job, nous voilà devenus la cible vivante que Dieu veut briser pour rebâtir autre chose."
André Louf, Au gré de sa grâce - Propos sur la prière, Desclée de Brouwer, 1989
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09:51 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : job, sartre, andré louf, jb 42 1-6
17.02.2010
Descendre
Mercredi des cendres.
Le jeûne m'oblige à m'alléger.
A midi, mal de tête mais ça passe.
En fin d'après-midi, des émotions à fleur de peau un instant, mais ça passe.
De souvenirs inhabituels, enfouis, ressurgissent.
Le soir, une espèce de sérénité passagère.
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Repos
21:12 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeune, mercredi des cendres
16.02.2010
Arrêt sur sentiment de paix
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Je suis en retraite à Clerlande (Ottignies-LLN), au monastère bénédictin, comme chaque année.
Mardi gras! Mais silence pourtant.
L'après-midi est bien avancée et déjà le soleil fait de longues ombres dans la neige qui fond sous ses rayons vigoureux.
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Je ne peux ressentir la paix que si je m'arrête, je ne peux ressentir la paix qui si je m'arrête de courir, de penser, de scruter, d'emmagasiner des connaissances et des histoires.
Je ne suis plus productif, je suis réceptif.
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16:28 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : s'arrêter, sentir la paix
04.02.2010
Veiller la vie
La violence encadre toutes nos actes. Souvent, elle habite l'action.
(ainsi, la naissance est l'un des actes les plus riches de la vie, mais c'est un acte violent)
Souvent aussi, la violence est dans nos paroles, dans l'atmosphère que notre corps crée autour de lui.
La souffrance est dans tous nos efforts, toutes nos actions aussi.
La souffrance est la ligne de basse de notre vie, ce qui la soutient en force et en énergie, ce qui consomme nos forces.
L'envie est le produit nocif de la fatigue de l'esprit.
La méditation sur notre souffrance permet de mieux nous ouvrir sans violence.
Ne faut-il pas tout faire pour réduire la violence de notre présence au monde?
Ne faut-il pas tout faire pour que le partage de nos souffrances ne se fasse pas au prix de l'autre?
Ne faut-il pas étouffer les élans de l'envie aux portes de nos coeurs?
10:21 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la violence, la vie, la souffrance, l'envie
17.01.2010
Atteindre Dieu
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Comment atteindre Dieu si l'église se referme dans une splendide singularité?
L'église se referme?
C'est ma crainte. Ce n'est pas une vérité.
Il n'est pas facile de voir clair dans un monde divisé qui ne cesse de hurler la raison et la déraison en même temps.
De lassitude, j'ai envie de me retirer. J'ai envie de poursuivre ma quête pour atteindre Dieu sans église. Il est certain que de cette manière, je ne rejoindrai que des égarés. Mais j'aime mieux deviser et marcher avec des égarés au coeur ouvert qu'avec une troupe trop ferme et preste aux "garde-à-vous".
Une église ne se remplace pas, je pense. C'est par la grâce du ciel qu'une église bienfaitrice existe. ce n'est pas de notre fait.
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14:27 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mgr léonard
09.01.2010
Un coeur qui marche
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Je marche avec mon coeur comme boussolle,
Et cela me coûte (oui, cette boussolle n'est pas facile à comprendre, par exemple).
Je sens que cette marche est beaucoup plus coûteuse que la marche froide de celui qui ne chercher qu'à gagner, qu'à survivre au plus haut dans la marmite sociale qui bouh!
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Seule la marche avec mon coeur me permet de côtoyer la bonté.
C'est la seule marche qui me fait sentir qu'il y a un au-delà de cette vie sur terre.
Je sens, marchant ainsi, que la bonté mène au bonheur le plus durable qui soit, et qui est là, à notre portée.
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15:08 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.01.2010
Rapport passion douce de l'an nouveau
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La bonté,
ça ne rapporte pas,
ça rend riche, mais
d'une richesse
qui
ne
compte
pas.
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13:14 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bonté, argent, richesse
29.12.2009
Ezéchiel
"La parole de Yhwh s'adresse à moi...: dis-leur
"Les jours approchent, toute vision parle.
En effet, c'en est fini des visions mensongères
et des prédictions rassurantes pour la maison d'Israël.
Moi, Yhwh, je dis ce que je dis, ma parole va s'accomplir;
c'est imminent, c'est pour votre temps,
bande de révoltés!
Ce que je dis se fera, déclare le Seigneur Yhwh"."
A nouveau, ces parole, que je trouve au chapitre 11, 23-25 d'Ezéchiel, résonnent avec une actualité frappante.
Tous les médias sans exception nous bassinent de prédictions rassurantes, de visions mensongères, et nous le savons, et nous nous en gavons, et nous nous rassurons. Très peu de paroles vraies sont échangées, comme dit justement Christian Bobin dans Le très bas. Très peu de justice règne dans notre monde.
Les "révoltés" du Livre d'Ezéchiel sont ceux qui tournent le dos à Yhwh, parce qu'ils ne voient pas en Yhwh leur sauveur, mais leur accusateur, et ils fuient leur accusateur, ils se révoltent contre lui.
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Un monde arrive peu à peu à sa fin: celui de l'Europe opulente, riche et maîtresse du monde, avec d'autres, mais pas sans eux.
Le monde de demain pourrait bien être un monde dans lequel la vie en Europe est frugale, où la pauvreté a pris une place immense. Demain, l'Europe n'aura sans doute plus la maîtrise du monde, mais elle sera peut-être maitrisée par d'autres puissance plus fortes qu'elles et qui à leur tour feront usage de leur force comme l'Europe l'a fait pendant les quatre derniers siècle: sans beaucoup de scrupule, sans beaucoup de souci pour les peuples dominés.
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Avec le dénuement vient le jour d'une nouvelle grâce, bien plus proche de la vérité et de la justice que ces temps-ci.
07:30 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ezechiel
26.12.2009
La sainte famille
La "Sainte famille". La famille est un champ de naissances et de ruptures. C'est ainsi que la vie est.
Ce dimanche, nous lisons que Jésus n'avait pas beaucoup de considération pour ses parents naturels, Marie et Joseph. Il s'écarte d'eux pour aller interroger les "Docteurs de la Loi", dont il se distanciera profondément quelques années plus tard, lorsqu'il prêchera la "Bonne Nouvelle".
Quelle drôle de manière de célébrer la famille que de rappeler cet épisode. Qui plus est, peut-on penser un seul instant que Jésus ait appris à connaître Dieu en interrogeant des savants? Quelle idée saugrenue! Quelle provocation contre l'amour, qui n'a rien d'une science, qui n'est pas à la portée des docteurs, je le sais trop bien pour l'avoir vécu auprès d'un enfant qui a failli perdre la raison pour de bon et que notre ampour, je pense, a ramené à nous dans la douleur du verbe "aimer".
Tout n'est-il que ruptures dans notre monde terrestre?

Faut-il s'en émouvoir, faut-il l'accepter? Faut-il se dire - ô comble de paradoxe - que l'amour n'est que là où nous sommes prêts à toutes les ruptures qu'il commande?
Cette douleur qui s'éprouve à tant aimer, cette insupportable sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir comment aimer, rend presque fou de rage contre cette vie trop étroite en apparence.
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Regarder ce pauvre Joseph, extrait de l'épiphanie de Jérôme Bosch, exposée au musée du Prado. Il est à l'écart, à sècher le linge devant un maigre feu de bois, sous un toit percé - il pleut peut-être (c'est pourquoi il a la tête couverte) - il fait froid.
Les mages envahissent la crèche et que Marie trône déjà à sa place en offrant ses genoux à son fils divin.
17:43 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jérôme bosch, epiphanie, joseph père de jésus
04.12.2009
l'homme digne
Celui qui se tient debout en soignant son apparence pour être digne, celui-là soigne son humanité et apporte à ceux qui l'entourent une bienfaisante présence.
Car qu'y a-t-il de plus réconfortant que de voir un semblable se tenir dignement? Cette attitude n'engage-t-elle pas tous ceux qui l'entourent à se sentir bon à leur tour et, rayonnant à leur tour, d'ainsi de proche en proche faire notre humanité meilleure?
C'est sans doute de cela que parle Saint Thomas lorsqu'il définit la magnanimité.
08:17 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dignité, reconnaissance, humanité



