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27.06.2009

La foi vive

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Voici l’un des plus beaux évangiles de nos dimanches : la fille de Jaïre, 12 ans, bientôt morte ; Jésus arrive, elle ne faisait que dormir.
Et parallèlement, cette femme qui, depuis 12 ans, a des pertes de sangs, que personne ne peut soigner.

Je ne dirai qu’un mot de l’attitude de cette dernière femme. Son premier geste, toucher le manteau de Jésus, est un geste qui paraît fort superstitieux, une bigoterie. Jésus refuse d’en rester là. Il se retourne et lui fait montrer à tous le vrai pourquoi de ce geste qu'elle a fait. Et elle fond en larme en avouant son geste insensé. Jésus lui dit au contraire que son geste a tout son sens : sa foi l’a sauvée.

*

La perspective de la mort, de la maladie, du vieillissement nous font tellement peur qu’elles effacent presque ta présence de notre esprit parfois. Prends pitié de nous Seigneur.

*

Nous nous sentons démunis, impuissants face à ceux qui souffrent. Nous ressentons comme une injustice. Nous n’osons pas nous porter vers eux en leur disant tout simplement qui Tu es. Prends pitié de nous Seigneur.

*

Nous avons bien désappris à partager. Nous avons appris la valeur de l’appât du gain, nous sommes pétris d’envie face à ceux qui sont plus riches, nous sommes entrés dans une crise profonde. Seigneur, viens à notre secours.

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21.06.2009

Musique divine, Guillaume de Machaut

Une musique divine, ne s'entend que rarement.

Pour moi, en voilà une, unique.

La messe de Guillaume de Machaut,

par l'Ensemble Gilles Binchois.

18.06.2009

Attendre sans

Depuis des semaines, je suis sans.

Je n'ai pas de conviction, pas d'envie, sauf de survivre, de rester présent, parce que peut-être demain l'appel reviendra.

En même temps, je reste prêt. L'appel viendrait, je partirais.

Je suis là, sur le bord du chemin, comme ces ouvriers dont personne n'a voulu. J'attends.

17.06.2009

Ire Iran rangs trop serrés

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Il était vingt heures, je rentrais chez moi à vélo en traversant le parc du Cinquantenaire,
Je vois une grappe de jeunes à la peau sombre,
Les filles sont sobrement voilée, leurs cheveux sont noir geais.

Ces ont des adolescents iraniens, manifestement.
Ils sont comme dans une grande inquiétude.
Une fille est sur le côté, elle est attachée au bout de son téléphone portable.

Je passe à côté d'elle sans qu'elle me remarque.

Que deviennent leurs parents, les anciens camarades de classe restés en Iran?
Qu'espèrent-ils, d'ici en Belgique?
Que craignent-ils?

Que pouvons-nous faire pour eux?

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14.06.2009

Absence - Présence

Conscient de ma faiblesse, j'ai parfois de la peine à me tourner vers Dieu, à penser qu'Il me portera secours, qu'il viendra à mon aide.

Car enfin, je suis empli de trous, de faiblesses, de défaillances imprévisibles et incalculables.

Comme une voiture qu'il vaudrait mieux emmener à la casse parce qu'elle ne vaut plus rien, plus rien.

*

Mais enfin non! Je suis intimement convaincu qu'il ne faut pas être obnubilé par le mal qui nous ronge, surtout quand il nous ronge.

Je suis intimement convaincu que tous, même l'auteur du pire mal, de la pire inhumanité, nous avons quelque part dans notre esprit une petite porte par laquelle, si nous le voulons, nous pouvons nous échapper pour de bon du mal. Non que je ne reviendrai jamais au mal, mais je peux m'échapper du mal pour de bon, pour un temps ou pour tout le temps que ma force, alliée à celle d'un Esprit qui souffle en moi, pour tout le temps qu'ainsi je pourrai avec cet allié, avec ses ailes, déployer ma liberté dans la bonté aussi.

*

Que de mots pour une évidence!

Que de mots!

Et je sais qu'à l'instant, je suis l'auteur d'un mal ou plutôt - soyons franc! - de maux que je ne répare pas, que j'entretiens.

Mais pour ainsi dire, j'y travaille dans le désaroi du malheureux qui se sent victime du mal qu'il commet sans s'y fondre.

Et quoi? Comme à toute crise, je ne sais quand viendra la rémission, ni quand viendra tout à la fin la rédemption.

Mais je sais qu'elle viendra, toute ma vie le sent. Toute ma vie y tient. Ma vie y tient tout entière.

Ma vie tient tout entière dans cette conviction que la bonté suprême règne sur le monde si j'y crois et que rien n'y fera, à la fin m'attend la rédemption si j'y crois, même confusément. Pour autant que mon orgueil et ma vanité ne m'en éloignent pas.

*

05.06.2009

Cil

Je me tais.

Je ne dis plus rien.

Je ne parle pas de mes hésitations.

Et pourtant, je sais qu'en faisant cet effort,

Je peux rendre ma foi plus claire, plus belle.

Tu fais bien de te taire.

Tes propos sont sots, décousus, prétentieux.

Pour qui te prends-tu? Tu crois mieux comprendre les choses que les autres?

Je n'ai pas dit ça.

Précisément, c'est moi qui le dis.

Je n'ai pas dit ça et je ne pense pas que ce soit vrai.

Je n'ai pas le sentiment d'être meilleur que qui que ce soit.

J'ai le sentiment que je peux en écrivant avancer dans la vie, ici, sur le papier.

Arrête! Tu n'est pas sur le papier.

Tu affabules.

J'aime les fables!

La fable des deux amis est le plus belle de La Fontaine.

J'aime dans la Bible la fable de Jonas. Quel récit épique!

Tu l'as déjà dit.

Arrête!

Tais-toi!

Je ne me tairai jamais.

Je veux m'exprimer jusqu'à la fin de mes jours.

*

Je sais que je peux me tromper, je sais que je peux tromper avec des mots. Mais je sais aussi que sans parole je ne suis rien, que sans écrire je m'étouffe.

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