"On ne prête qu'aux riches".
Cet adage s'est tristement confirmé à l'occasion de la crise financière, comme un article récent d'un économiste allemand le rappelait.
L'une des causes de la crise, c'est que le monde entier, à commencer par les pays émergents, s'est mis à prêter des sommes énormes aux Etats-Unis, avides de consommation sans penser à épargner, ce qui leur a permis de tenir un train de vie excessivement oppulent jusqu'à maintenant.
En prêtant aux riches américains, le monde a validé le triste adage. Mais la crise a démontré que cet adage recouvrait une illusion, et en tout cas pas une sagesse.
En prêtant aux pauvres, faisait remarquer l'économiste dans les colonnes de l'Echo qui reproduisait cet article récemment, le prêteur alloue des fonds à quelqu'un qui peut faire plus de bien à l'économie dans son ensemble qu'en prêtant au riche. Même si cette affirmation ne peut pas être faite sans nuance, elle contient fondamentalement plus de vrai que de faux.
D'où il suit que l'économie laissée à elle-même ne mène manifestement pas au bien. Il faut une conduite, il faut un rappel à l'ordre, il faut, même aux pauvres, leur rappeler qu'il vaut mieux pour eux ne pas prêter trop aux riches, mais penser également à leur propre développement, mais si, à court terme, il rapporte moins. Qui dira celà? Quelle instance internationale impulsera cette sagesse? Le FMI? Qui d'autre?