26.12.2009
La sainte famille
La "Sainte famille". La famille est un champ de naissances et de ruptures. C'est ainsi que la vie est.
Ce dimanche, nous lisons que Jésus n'avait pas beaucoup de considération pour ses parents naturels, Marie et Joseph. Il s'écarte d'eux pour aller interroger les "Docteurs de la Loi", dont il se distanciera profondément quelques années plus tard, lorsqu'il prêchera la "Bonne Nouvelle".
Quelle drôle de manière de célébrer la famille que de rappeler cet épisode. Qui plus est, peut-on penser un seul instant que Jésus ait appris à connaître Dieu en interrogeant des savants? Quelle idée saugrenue! Quelle provocation contre l'amour, qui n'a rien d'une science, qui n'est pas à la portée des docteurs, je le sais trop bien pour l'avoir vécu auprès d'un enfant qui a failli perdre la raison pour de bon et que notre ampour, je pense, a ramené à nous dans la douleur du verbe "aimer".
Tout n'est-il que ruptures dans notre monde terrestre?

Faut-il s'en émouvoir, faut-il l'accepter? Faut-il se dire - ô comble de paradoxe - que l'amour n'est que là où nous sommes prêts à toutes les ruptures qu'il commande?
Cette douleur qui s'éprouve à tant aimer, cette insupportable sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir comment aimer, rend presque fou de rage contre cette vie trop étroite en apparence.
*
Regarder ce pauvre Joseph, extrait de l'épiphanie de Jérôme Bosch, exposée au musée du Prado. Il est à l'écart, à sècher le linge devant un maigre feu de bois, sous un toit percé - il pleut peut-être (c'est pourquoi il a la tête couverte) - il fait froid.
Les mages envahissent la crèche et que Marie trône déjà à sa place en offrant ses genoux à son fils divin.
17:43 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jérôme bosch, epiphanie, joseph père de jésus




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