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29.07.2009

Plonger

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J'ai l'impression de perdre mon enthousiasme, mon élan vers Dieu.

Pour le moment, l'idée d'atteindre Dieu ne m'atteint presque pas, ne me fait pas plus chaud qu'une braise enfouie dans la cendre.

Et pourtant, je ne veux pas lâcher cette quête du chemin de Dieu.

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Je me sens comme un coureur de fond qui, au milieu du groupe, est soudain envahi par le sentiment de la 2005_World_Championships_in_Athletics2.jpgvanité de sa course. Il ne perçoit plus que la cadence mécanique de la marche qui l'entraîne à persévérer sans se demander pourquoi.

Pour l'instant, j'ai un "je crois" un peu mécanique.

Mais je l'écris avec une douce obstination car je sens que sous la cendre, une braise est là qui, sans se consumer ni s'éteindre jamais, pourra éclairer dans l'ombre du foyer le moment venu.

Alors, je reste plongé ici et maintenant, avec volupté et j'écris, j'écris, au bord de l'abîme.

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17.12.2008

La crèche vue par J. Bosch

Observez les deux panneaux de ce triptyque: sur le panneau central, une admirable nativité et les mages qui viennent adorer. L'un des mages est tout à fait déjanté: il est presque nu derrière le chambranle d'une porte inexistante! Tout autour, un public misérable mais curieux qui regarde par les trous des murs, qui se hisse sur le toit pour apercevoir le mystère. Au loin, le monde qui vaque, indifférent. Deux troupes s'avancent, face à face, vers une confrontation inexorable.
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L'image est comparable à la photo de Dorothea Lang reprise ci-dessous: l'abri est effondré, le monde autour est indifférente, mais il n'y a pas de mages là.
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Observez dans le panneau de gauche, au fond, Joseph qui fait sécher des langes ou des draps devant un petit feu.
Probablement qu'il en allait de même dans la photo de Lang: le père était à la tâche, il n'a pas pu figurer sur la photo.

Ah! Joseph! Si nous pouvions tous être aussi humbles que toi!
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BoschTheEpiphanyTriptychLeftPanel.jpgBoschTheEpiphanyTriptychCenterPanel.jpg

24.10.2008

L'amour du prochain

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Dimanche prochain, aux pharisiens qui lui demandent quel est 'le' commandement, Jésus répond:

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur,
de toute ton âme et de tout ton esprit. »

et

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

*

Un autre jour, à un autre endroit, un autre sage juif demande à Jésus:

"Qui est 'mon prochain'?"

[Cliquez sur "lire la suite" (en bas à gauche du cadre) pour lire la suite.]

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10.10.2008

L'air de prier

 L'instant de la prière.

Quand je prie (si je comprends quelque chose à ce que je fais alors),

J'oublie un peu l'urgence du présent, 

J'oublie un peu l'angoise du petit moi,

C'est bon!

*  

Quand je prie (je ne sais pas que je fais du bien, je ne sais pas ce que je fais)

Je me détache de mes tracas,

Je me projette dans un monde meilleur,

Je sens le bien qui tout à coup prend le dessus,

Je sens que le monde est meilleur qu'on ne le dit

tant qu'on ne sait pas qui est Dieu, 

Quand je prie, c'est si bon! 

Quand je prie (ah! que je jouis parfois alors, sans savoir d'où vient cette jouissance) 

 Je sens que l'espoir n'est pas seulement permis,

Je sens que l'espoir s'impose,

Que Dieu est là qui attend nos prières

Pour les exaucer à la hauteur de notre amour aussi.

Comme j'aime aimer!

*

Quand je prie (laissez-moi faire, ne me donnez pas de conseil, voyez seulement la paix qui vient dans mon regard)

Je pleure parfois un peu tellement c'est triste de n'être pas toujours en prière

Ah! Être toujours en prière, tout le jour s'abreuver de la parole Dieu!

Je délire ici par exemple, rien que parce que dire ce qui est bon, ça fait perdre la raison, ça fait quitter pour de bon un instant la ratiocination d'un coeur trop inquiet car il ne sait pas qu'il est fait pour aimer et être aimé.

L'instant de la prière.

30.09.2008

Radicalité sans intégrisme

Ce soir, conférence à 20h: "Vivre sa religion: une radicalité sans intégrisme".

Cela se passe en compagnie de Clotilde Nyssen, députée cdH et le père Ignace Berten, dominicain.

Lieu de la conférence: Rue Doyen Boone, 6, 1040 Bruxelles (derrière la place Van Meyel, près du Cinquantenaire). 

Je lis dans le dernier ouvrage d'Ignace Berten, Croire en un Dieu trinitaire, qui vient de paraître aux éditions Fidélités, le passage suivant: 

"Dans son tout dernier livre Mémoire et identité (...) Jean-Paul II écrit: (...) "Vivre comme si Dieu n'existait pas veut dire vivre en dehors des repères du bien et du mal, c'est-à-dire en dehors du cadre de valeurs dont Dieu lui-même est la source" (...)"

 "Cette position, qui pose Dieu comme unique fondement possible du sens et des valeurs, est intenable théologiquement; elle est aussi en totale contradiction avec une écoute honnète et bienveillante de ce qui se vit dans la société."

Il cite à l'appui de sa critique  Hans Küng qui a ses mots décisifs à mon avis: "Si Dieu lui-même est "avec nous", avec notre religion, notre confession, notre raison, notre parti, alors tout est permis contre le parti adverse qui, logiquement, ne peut être que celui du diable. (Projet d'éthique planétaire, Paris, Seuil, 1991, p. 124)".

Je voudrais que nous ayons l'occasion ce soir d'apercevoir l'espoir d'un monde paisible, où des engagements radicaux et donc vivaces se contoieront sans se heurter, où une forêt d'hommes libres et bien enracinés dans leur culture respective, dans leurs croyances respectives et respectables, feront entendre leur doux bruissement, feront voir leurs ramures hautes et aériennes vers un ciel accueillant pour tous.

Le soleil ne lui-til pas pour le bon autant que pour le méchant? 

* 

08.09.2008

Ingrid Bétancourt

Il y a une très belle interview d'Ingrid Bétancourt par Radio Vatican,
Juste après son entrevue avec le Saint Père à Rome.

Une simplicité, une évidence de la présence de Dieu. 

Si vous voulez l'écouter, cliquez qur le petit haut parleur au bas du texte dans le lien ci-dessous: 

http://www.oecumene.radiovaticana.org/FR1/Articolo.asp?c=...

Oui, d'accord, elle nous parle de l'expérience d'une évidence.

Comment expliquer alors ces autres malheurs où lui, Dieu, n'était apparemment pas là?
Je ne pense pas que cette absence apparente rejette décisivement la réalité de Sa présence.

29.07.2008

Être en vie

laine me rappelle qu'être en marche, c'est être en vie.

Oui, tant que je ne suis pas arrivé, je suis en vie.

Tant que je marche, je vis.

Tant que je reste en mouvement, je vis.

tant que je refuse de dire que j'ai trouvé la Vérité, je vis.

Tant que j'écoute avec  passion, je vis.

*

Il marchait avec eux. Ils ne s'en sont rendu compte qu'au terme de leur chemin.

Il a dit "Je suis le chemin".

Il n'a pas dit "Il n'y a qu'un chemin". 

Alors, ne nous trompons pas de chemin

Marchons!

28.07.2008

L'homme

Isaïe, 2, 22 (traduction Bayard):

"Mettez fin à l'humain
c'est un souffle du nez
et qui ne rime à rien." 

Isaïe, 2, 22 (traduction Chouraqui):

"Cessez avec l'humain qui a une haleine en sa narine;
oui, en quoi compte-t-il, lui?"

 Isaïe, 2, 22 (traduction TOB):

"Laissez donc l'homme, ce n'est qu'un souffle dans le nez,
que vaut-il donc?"

Quelle est cette colère traduite par le prophète puis en français?

La traduction Bayard ne va-t-elle pas à l'encontre de la volonté divine qui est Vie et non destruction?

Dieu a-t-il l'homme "dans le nez" comme le disent Chouraqui et TOB?

N'est-ce que la passion qui fait écrire cette phrase enflammée?

03.07.2008

D'excès

C'est vrai que je cherche Dieu.
Mais sans excès ni à tout prix.
Trouver mes amis, ma femme, trouver mes enfants, compte plus, oui. 

Car enfin, je ne m'abîme pas entièrement en Dieu,
Je reste gouverné par ma volonté teintée d'une douce autonomie.

Je reste moi, face à Lui, et c'est ainsi qu'Il m'a voulu. 
Comme Job, je n'accueille pas la vérité de Dieu comme un fait. 

 *

Trouver mes amis, ma femme, mes enfants,
N'est-ce pas trouver Dieu, enfin?

21.06.2008

En marche

Escargot_de_Bourgogne

Ce dimanche, ce que Matthieu (Chap. 10, v. 27-28) rapporte du discours du Christ à ses apôtres, j'en retiens ceci:  

"Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps.
"

 Je parle ici, je parle là. J'écris, comme tant d'autres, sur le toit du monde: internet.

Mais je ne proclame rien.

J'aime avant tout écouter ceux qui me parlent.

Si je fais attention, j'entends parfois l'écho de la présence de Dieu. 

*

Je cherche, inlassablement.

N'est-il pas écrit "Je vous ai choisis parce que vous étiez un peuple en marche".

C'est cela qui m'attire.

J'aime tant l'idée de faire partie d'un peuple en marche, clopin, clopan, avec un bâton, des sandales, une tunique. 

*

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