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31.08.2009

Acquérir / Découvrir

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Le bonheur ne s'acquiert pas,

il se découvre.

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La foi ne s'acquiert pas,

elle se découvre.

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Le monde ne se possède pas,

il se contemple.

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27.06.2009

La foi vive

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Voici l’un des plus beaux évangiles de nos dimanches : la fille de Jaïre, 12 ans, bientôt morte ; Jésus arrive, elle ne faisait que dormir.
Et parallèlement, cette femme qui, depuis 12 ans, a des pertes de sangs, que personne ne peut soigner.

Je ne dirai qu’un mot de l’attitude de cette dernière femme. Son premier geste, toucher le manteau de Jésus, est un geste qui paraît fort superstitieux, une bigoterie. Jésus refuse d’en rester là. Il se retourne et lui fait montrer à tous le vrai pourquoi de ce geste qu'elle a fait. Et elle fond en larme en avouant son geste insensé. Jésus lui dit au contraire que son geste a tout son sens : sa foi l’a sauvée.

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La perspective de la mort, de la maladie, du vieillissement nous font tellement peur qu’elles effacent presque ta présence de notre esprit parfois. Prends pitié de nous Seigneur.

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Nous nous sentons démunis, impuissants face à ceux qui souffrent. Nous ressentons comme une injustice. Nous n’osons pas nous porter vers eux en leur disant tout simplement qui Tu es. Prends pitié de nous Seigneur.

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Nous avons bien désappris à partager. Nous avons appris la valeur de l’appât du gain, nous sommes pétris d’envie face à ceux qui sont plus riches, nous sommes entrés dans une crise profonde. Seigneur, viens à notre secours.

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14.06.2009

Absence - Présence

Conscient de ma faiblesse, j'ai parfois de la peine à me tourner vers Dieu, à penser qu'Il me portera secours, qu'il viendra à mon aide.

Car enfin, je suis empli de trous, de faiblesses, de défaillances imprévisibles et incalculables.

Comme une voiture qu'il vaudrait mieux emmener à la casse parce qu'elle ne vaut plus rien, plus rien.

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Mais enfin non! Je suis intimement convaincu qu'il ne faut pas être obnubilé par le mal qui nous ronge, surtout quand il nous ronge.

Je suis intimement convaincu que tous, même l'auteur du pire mal, de la pire inhumanité, nous avons quelque part dans notre esprit une petite porte par laquelle, si nous le voulons, nous pouvons nous échapper pour de bon du mal. Non que je ne reviendrai jamais au mal, mais je peux m'échapper du mal pour de bon, pour un temps ou pour tout le temps que ma force, alliée à celle d'un Esprit qui souffle en moi, pour tout le temps qu'ainsi je pourrai avec cet allié, avec ses ailes, déployer ma liberté dans la bonté aussi.

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Que de mots pour une évidence!

Que de mots!

Et je sais qu'à l'instant, je suis l'auteur d'un mal ou plutôt - soyons franc! - de maux que je ne répare pas, que j'entretiens.

Mais pour ainsi dire, j'y travaille dans le désaroi du malheureux qui se sent victime du mal qu'il commet sans s'y fondre.

Et quoi? Comme à toute crise, je ne sais quand viendra la rémission, ni quand viendra tout à la fin la rédemption.

Mais je sais qu'elle viendra, toute ma vie le sent. Toute ma vie y tient. Ma vie y tient tout entière.

Ma vie tient tout entière dans cette conviction que la bonté suprême règne sur le monde si j'y crois et que rien n'y fera, à la fin m'attend la rédemption si j'y crois, même confusément. Pour autant que mon orgueil et ma vanité ne m'en éloignent pas.

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29.12.2008

Mystère de la famille

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Si nous croyons que Dieu est avec nous, nous ne craindrons rien, nous ne craindrons aucune épreuve, aucun échec. Cela ne veut pas dire que nous ne connaitrons pas d’épreuves ni d’échecs, cela veut simplement dire que notre espérance dépasse toutes ces souffrances.

Quand Dieu dit à Abraham que sa lignée sera aussi nombreuse que les étoiles dans le ciel, Abraham ne pouvait pas comprendre ce qui allait lui arriver. De même, quand Jésus nait entre Marie et Joseph, qui pouvait imaginer que presque toute la Terre allait être nourrie de sa parole ?

Toute famille est ainsi faite : nous ne pouvons pas dire à l’avance ce que deviendront nos enfants. Ils sont chacun rempli de trésors inimaginables.

Aujourd’hui plus que jamais, il faut faire confiance, il faut répondre au commandement d’amour qui nous est donné et nous avancer résolument vers un monde meilleur. Car Dieu est né parmi nous.

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Seigneur, nos familles sont à l’image de celle de Marie et Joseph : étonnées des mystères et des richesses inimaginables de nos enfants que les autres nous révèlent. Fais de nous, fils ou fille, frère ou soeur, parents, oncle ou tante, grands parents, des porteurs infatigables de cette richesse, quelles que soient les épreuves ou les échecs apparents qu’il nous faut endurer.

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22.10.2008

Être sans avoir

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Que puis-je avoir? Que puis-je être?

Qu'ai-je? Que suis-je?

Qui suis-je?

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13.06.2008

Digue du néant

Ils disent que tout est éphémère,

Que s'attacher c'est être nostalgique,

Que tout n'a qu'un temps,

Que tout a un prix. 

Ils en sont sûrs.

Moi, je n'en crois rien.

Ils disent que la fidélité, l'amour, la prière,

Ce sont des choses d'un autre temps,

A pendre aux crochets des paradis perdus.

Ils en sont sûrs.

  Moi, je n'en crois rien. 

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Qui dit cela? 

Je ne dirai pas ce que je crois,

Car je le vis et là encore,

Je me distingue, mais peu importe

Je vis et je contemple cette beauté

Qu'aujourd'hui on ignore parce qu'elle n'a pas de prix.

Oui, elle n'a pas de prix.

Oui, avec elle, nous sommes riches sans argent.
 

01.03.2008

Foi d'imagination


La foi qui m'habite n'est pas seulement le résultat d'une croyance.

C'est aussi un fruit gracieux de mon imagination.

IMAGINONS! 


Certes, je veux croire, de volonté délibérée.

Mais je veux avant tout être aimé.

Et pour être aimé, il faut que je mette en oeuvre mon imagination.

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Il faut que je me sente capable d'aimer et de recevoir l'amour de
celui ou celle qui m'aime.

 


Que racontes-tu là, mon enfant? ta foi n'est pas que le fruit de ton imagination.

 Certes, mais pourrais-t-on T'aimer sans T'imaginer, Toi qui n'est pas présent à nos sens?

 

17.10.2007

Vie et Destin, Vassili Grossman

Il y a des destins qui montrent la direction d'une vie vraiment épanouie, libre et forte de toute l'humanité qui peut nous habiter.

Vassili Grossman fait partie de ceux qui montrent le chemin de ce destin, celui que chacun devrait embrasser.

Il parle de foi du fond du gouffre, du fond des abysses du mal. C'est la plus belle expression que j'ai jamais lue de la force insigne de l'homme, l'homme qui décide de croire que sa faiblesse ne l'empêche pas de vivre fièrement son humanité, fut-elle humiliée.

Dans un dialogue entre un officier nazi et un religieux et (donc) 'fou' interné dans un camp de la mort, ce dernier dit au nazi, qui l'écoute sans voix:

"J'ai trempé ma foi dans l'enfer. Ma foi est sortie du feu des fours crématoires, elle a franchi le bêton des chambres à gaz. J'ai vu que ce n'est pas l'homme qui est impuissant dans sa lutte contre le mal, j'ai vu que c'est le mal qui est impuissant dans sa lutte contre l'homme. Le secret de l'immortalité de la bonté est dans son impuissance. Elle est invincible. Plus elle est insensée, plus elle est absurde et impuissante, plus elle est grande. Le mal ne peut rien contre elle! Les prophètes, les maîtres de la foi, les réformateurs, les leaders, les guides ne peuvent rien contre elle! L'amour aveugle et muet est le sens de l'homme." 

Faut-il être si désespéré? Je ne pense pas que ces mots reflêtent le désespoir absolu. Je pense que l'espoir réel, la vraie espérance ne peut surgir que du constat de notre situation presque désespérée, tragique en tout cas.