24.10.2008
L'amour du prochain
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Dimanche prochain, aux pharisiens qui lui demandent quel est 'le' commandement, Jésus répond:
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur,
de toute ton âme et de tout ton esprit. »
et
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
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Un autre jour, à un autre endroit, un autre sage juif demande à Jésus:
"Qui est 'mon prochain'?"
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10.10.2008
L'air de prier
L'instant de la prière.
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Quand je prie (si je comprends quelque chose à ce que je fais alors),
J'oublie un peu l'urgence du présent,
J'oublie un peu l'angoise du petit moi,
C'est bon!
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Quand je prie (je ne sais pas que je fais du bien, je ne sais pas ce que je fais)
Je me détache de mes tracas,
Je me projette dans un monde meilleur,
Je sens le bien qui tout à coup prend le dessus,
Je sens que le monde est meilleur qu'on ne le dit
tant qu'on ne sait pas qui est Dieu,
Quand je prie, c'est si bon!
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Quand je prie (ah! que je jouis parfois alors, sans savoir d'où vient cette jouissance)
Je sens que l'espoir n'est pas seulement permis,
Je sens que l'espoir s'impose,
Que Dieu est là qui attend nos prières
Pour les exaucer à la hauteur de notre amour aussi.
Comme j'aime aimer!
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Quand je prie (laissez-moi faire, ne me donnez pas de conseil, voyez seulement la paix qui vient dans mon regard)
Je pleure parfois un peu tellement c'est triste de n'être pas toujours en prière
Ah! Être toujours en prière, tout le jour s'abreuver de la parole Dieu!
Je délire ici par exemple, rien que parce que dire ce qui est bon, ça fait perdre la raison, ça fait quitter pour de bon un instant la ratiocination d'un coeur trop inquiet car il ne sait pas qu'il est fait pour aimer et être aimé.
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L'instant de la prière.
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06:55 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prier, Dieu, Fils, Esprit, jouir, aimer
14.04.2008
S'aimer
« Ah ! Comme j'aimerais croire que le christianisme est une religion d'amour ! »
s’écrie une bienveillante commentatrice.
L’usage du conditionnel me fait penser à un nageur au bord de la piscine qui se demande si l’eau n’est pas trop froide.
En fait, je crois parce que j’aime, j’aime parce que je crois.
Les regrets ne sont pas porteurs d’avenir, mais de nostalgie (‘Ah ! que j’aimerais que le monde soit meilleur !’).
Certes, le monde (et dans ce monde, la communauté chrétienne) n’est pas comme je le désire. Il est plein de beauté, de gentillesse et de générosité. Mais il est aussi plein de tricheurs, de menteurs, de dureté et d’injustice.
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Ce monde fou me rend ivre de révolte, révolte contre ce monde et contre moi-même qui y participe.
Pour m’en sortir, la seule chose que j’ai trouvée, oui, c’est de me tourner vers Dieu obstinément et avec toute ma raison d’ailleurs, en me disant que peut-être un jour il me touchera de sa grâce et qu’enfin je serai aimant autant que je suis aimé, et pas seulement par Dieu.
Je suis aimé pas seulement de Dieu, ça, je le sais, je le vis, je l’éprouve beaucoup plus concrètement d’ailleurs avec – oui – avec de la joie au cœur.
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Être aimé, le sentir, ça c’est déjà une grâce sans doute. Alors pour ça, je rends grâce, même si je ne sais pas comment rendre grâce. Peu importe d'ailleurs, je suis aimé, c’est ça ma vie. Des fois je me dis avec la nostalgie du noyé : « Comme j’aimerais être parfaitement ivre de l’amour dont je suis l’objet ! Comme j’aimerais y sombrer corps et âme, une fois pour toutes ! ». Mais la vie nous oblige à procéder à un nouage de tas de choses, chaudes les unes, froides les autres, il les faut toutes les deux, sous peine de sombrer ou de partir en flammes.
Dieu ne veut pas des hommes sombrés ou consumés (son buisson ardent ne se consume pas !, le Christ ne s’est pas consumé sur la croix, il a vaincu la mort !). Dieu veut des hommes debout, qui lui tiennent tête, qui marchent vers lui, ou plus précisément qui marchent les pieds sur terre, les uns vers les autres, avec amour. Pas un amour obligatoire, non, un amour qu’ils veulent les uns pour les autres.
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Comme j’aimerais que tous les hommes s’aiment – et peu importe la religion. Si les hommes s’aiment en vérité, le monde est sauvé. S’aimer en vérité, c’est-à-dire pas dans un élan irréfléchi de foule ou de pulsion, mais dans un élan fruit d’une volonté murement réfléchie, passée au crible de notre jugement et au feu de notre responsabilité et de notre liberté.
C’est possible, je le sais, j’y crois. J’y travaille sur moi-même, un peu chaque jour – avec des hauts et des bas, c’est vrai, quand j’y pense (et en vérité, ce n’est pas si souvent que ça).
Ω
06:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : aimer, aimer rien de plus rien de moins
06.02.2008
Aimer, avant tout aimer, carême ou pas
Aimer même si j'ai la nausée par moment.
Dépasser le sucre d'orge qui baigne nos villes.
Aimer même sans chercher plaisir
(amour et plaisir ne sont pas si intimement liés qu'on le dit,
désir d'aimer et désir de plaisir, ce n'est pas la même chose,
alors là non vraiment!)
Voir partout ce qui est aimable avant tout, et s'en réjouir.
Car enfin partout sans doute il y a de l'aimable.
C'est ma faiblesse qui me fait ne pas le voir, ne pas avoir la force de le voir.
Torturé comme je suis, violent comme je suis, le carnaval n'est pas pour moi.
Si, il est pour moi, mais je dois me convertir à sa légèreté d'abord, me laisser ravir.
Aimer: quelle force il faut alors si c'est ça, aimer: se laisser ravir!
Aimer sans voir le mal. Ou plutôt si, voyant le mal présent en l'autre - comme il est en moi -, ne pas me laisser hypnotiser par lui, le circonvenir.
Aimer alors qu'il est tellement facile, tellement justifié - si on reste à hauteur d'hommes - de détester tant de choses touchées par le mal.
Détester toute cette ladrerie, cette incroyable suffisance, cette incroyable insuffisance.
C'est ça, parce que moi-même je suis suffisant d'aileurs, ladre parfois et faible succombant.
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(aimer, avant tout, aimer
il ne faut pas compter, pas espérer
s'en sortir par soi-même
C'est ça: ne pas espérer m'en sortir par moi-même
aimer parce que c'est lui, parce que c'est elle qui m'aime et qui me sauvera,
pas moi, pas moi tout seul quoi)
(ce n'est pas ça que je voulais dire.
C'est ça que j'ai dit)
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23:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : aimer, aimer rien de plus rien de moins
30.10.2007
Aimer sans marché
Ce monde nous oblige à être révoltés.
Prenons un exemple.
Nous sommes conditionnés, mais on nous le fait oublier. On ne nous l'apprend pas alors que le conditionnement, c'est nécessaire pour toute vie en société: il faut savoir qu'il y a des règles, il faut les avoir intégrées, il faut les respecter dans la mesure du possible.
Or, on vous crie aux oreilles: "vous êtes libres", c'est-à-dire vous êtes libres de consommer ce qu'on vous martelle d'acheter! Et si vous ne vous conformez pas à cet ordre, vous serez regardés de travers.
Mon ami Bernard (le marcheur) me le fais bien comprendre: il faut dire qu'il y a des règles, il faut aussi dire qu'il y a un grand plaisir à vivre libre, et qu'être libre, c'est avant tout autre chose que consommer. C'est contempler, c'est aimer, c'est écouter, voir, entendre, sourire, voir un sourire et s'en baigner l'esprit toute la journée. C'est embrasser, enlacer tendrement. C'est ça le plaisir de vivre, c'est pas dans une X-box ou dans un Burger fut-il King size.
08:05 Publié dans Passions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aimer, marché, être révolté



