Ainsi, Geert Wilders est arrivé à ses fins: il a mis en ligne son film contre l'islam. Je ne mets aucun lien pour arriver à lui, il est assez largement 'googelisé'. Il est assez 'connu', 'reconnu' par les médias.
Hegel décrivait, avec dépit je pense, "la lutte pour la reconnaissance" comme une démarche humaine typique, mais purement négative. C'est ça que fait Geert Wilders: à tout prix se faire reconnaître.
C'est en niant l'autre, en identifiant sa faute et la criant sur tous les toits, que moi-même, je me fais valoir à peu de frais, je me fais 'reconnaître' comme le bon, le valeureux. Il est tellement plus facile d'identifier le mal qui est en l'autre que le bien qui est en moi. Il est tellement plus facile de décrier que de ne pas crier et d'écouter.
Il est certes établi que l'Islam est dans une certaine mesure malade de ce que certains en ont fait. Depuis le 11 septembre 2001, l'islam est accaparé comme 'cheval de bataille', instrument pour prétendument défendre tous les 'damnés de la terre'. Une illusion succède à l'autre, pour le plus grand bien du mal.
Lisez Abdelwahab Meddeb, professeur à Paris, qui décrit si bien sa religion, ses forces et ses faiblesses. Il était l'invité il y a deux semaines de 'A vue d'Esprit' sur RSR, vous pouvez encore podcaster ses émissions je pense.
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Quand nous voyons un enfant qui se trompe, nous ne le mettons pas à mort, nous ne le linchons pas. Parce que l'enfant, c'est un avenir encore à venir. Si nous croyons à la vie, à sa vie, nous allons près de lui et nous lui expliquons ce qui, à notre avis, ne va pas. Nous essayons qu'il se corrige. Nous nous exposons nous-mêmes face à lui.
Pourquoi serait-il impossible de faire une telle démarche envers cette religion-là, une religion cadette par rapport à la nôtre. Si nous nous reportions quelques décennies en arrière, notre religion présentait elle-même des aspect dont aujourd'hui, nous préférons ne pas parler. Ce n'est d'ailleurs jamais la religion elle-même qui était inquiétante, c'est que que nous en faisons.
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